Home Sweet Home

Ca y est. La rentrée est passée. Hier.

Tout au long des derniers jours du mois d’août où je rédigeais la revue de presse des tendances déco/design de cette nouvelle saison, j’avais une fois encore ressenti cette envie pressante de rechercher un nouvel endroit où poser mes cartons. Peut-être deux rues plus loin, ou dans un autre quartier, changer de ville, aller dans un autre pays. Une autre planète…?

J’avais besoin de trouver un autre nid où habiter, neuf, dans lequel poursuivre mon histoire et mes aventures.

Les heures passées à écumer les sites d’annonces immobilières sont toujours des moments éprouvants où je me projette durant une fraction de seconde dans les pièces prise en photos et le plus souvent, je grimace. C’est comme devoir enfiler un t-shirt encore humide ou porter un pull qui gratte.

Mes critères de sélection sont arrêtés et n’ont pas bougé depuis quelques années déjà :
– un quartier sympa
– le budget de x €
– des pièces en bon état
– murs blancs + parquet

Oui, rechercher un nid douillet prend énormément de temps.

J’ai aussi envie de poser des mots précis sur cette quête de l’appartement idéal, expliquer pourquoi est-ce si important et central pour moi.

Un cadre apaisant

Je ne peux me sentir réellement chez moi et appeler l’endroit où je vis « maison » qu’à la seule condition qu’il soit stable, solide et sain. J’ai besoin de sentir le parfum de la sécurité et du confort comme la sensation d’être serré dans de grands bras forts lovée contre une large poitrine chaude. Rien que ça. Il faut que je sente et que je ressente ce sentiment. Ensuite, un autre besoin, celui de délimiter mon espace :
– mon nom sur la sonnette à un numéro dans une rue précise
– un toit au-dessus de la tête
– avoir les pieds solidement ancré dans un sol
– prendre entièrement part à l’environnement qui m’entoure

Une zone de confort dans laquelle je me sente à l’aise, à ma place, à l’abri. D’où l’importance et l’attention particulière accordées à cet endroit. Je pense mon cadre de vie de sorte que toutes les pièces que je franchirai quotidiennement devront me procurer des mètres carrés d’apaisement. Chaque mètre carré sinon rien pour ne pas avoir à batailler pour me sentir bien.

Je dois me sentir suffisamment en confiance pour être capable de personnaliser ma maison, y déployer mes goûts, agencer mon univers intime. Assez en confiance pour tendre mes bras et l’organiser pour le rendre plus pratique, l’embellir et surtout, favoriser mon bien-être, mon mieux-être.

En cet fin d’été, j’ai besoin de me créer un cadre apaisant et reposant car d’ici quelques semaines, les journées de travail s’intensifieront ajouté à cela une transition entre deux saisons qui s’effectue toujours péniblement pour mon organisme. C’est pourquoi rentrer dans l’ambiance calme et réconfortante de mon appartement sera primordial. Que le temps soit suspendu l’espace d’une soirée une fois de retour chez moi. D’ici mon déménagement, je compte opérer quelques modifications afin de mieux installer ce minimalisme sensible que je recherche tant.

 

ZONE DE CONFORT

La zone de confort est un état psychologique dans lequel une personne se sent à l’aise. Dans cette zone, elle peut garder le contrôle tout en éprouvant un faible niveau de stress et d’anxiété. Dès lors, un niveau constant de performance est possible.

Cheminement vers soi et affirmation de soi

Au fil des ans, mes goûts se sont affinés, ce que j’aime, ce dont j’ai besoin, les sensations que j’aime retrouver, les textures, les matières que je trouve agréables, les couleurs, les odeurs. Tous ces choix et ces préférences font ressortir ma personnalité plus encore, ils sont mon portrait et c’est pourquoi je tiens à ce que ma maison soit à mon image, calée sur mon rythme et répondant à mes besoins et mes valeurs. Fouler le chemin de ma maison c’est fouler le chemin qui mène vers moi, cheminer vers mon intérieur.

Il y a deux ans, j’ai vécu durant quelques mois dans un appartement qui ne me ressemblait en rien mais pressée par le temps, j’avais accepté d’y poser mes cartons. Durant toute cette période, je me sentais vivre chez quelqu’un d’autre, mal à l’aise dans chacune des pièces qu’il comportait. J’avais beau essayer de lui apporter des touches personnelles, des plantes vertes, le nettoyer du mieux que possible, rien n’y faisait. Ce n’était pas moi, je ne m’y sentais pas chez moi, je ne me retrouvais pas. Cet appartement ne m’habitait pas, ne m’abritait pas, je ne parvenais simplement pas à me l’approprier. La seule solution était de s’en aller.

Aller, partir à la connaissance de soi, de mes goûts, évaluer ma capacité à rebondir et à ne pas me laisser m’empêtrer dans une situation qui me rendait malheureuse. Ouvrir la voie à mes propres questionnements, me demander quel style de vie je veux mener et quels moyens je serai en mesure de mobiliser. Plus je grandis, plus j’apprends à affiner mes perceptions et mes sens pour mieux prendre soin de moi. Chercher et choisir quel cadre me convient le mieux.

En faisant mes cartons, tout ce cheminement, cette ascension vers mes désirs et mes aspirations les plus profondes a gommé mes appréhensions et a laissé transparaitre plus clairement les chemins de ma future maison. Enfin tenir fermement les clés de mon intérieur.

Lâcher prise

J’ai vu durant ces dernières semaines ma voix intérieure et extérieure se renforcer. Je me suis interrogée. Savoir comment je voulais vivre ici et maintenant. Décider de me maintenir sur quelle fréquence? La fréquence sur laquelle les personnes proches ou non qui m’entourent sont? Et qui parfois même tentent de me prouver par tous les moyens que leur cadence est celle que je devrais suivre?

Ou alors,

La mienne, mon rythme, ma cadence, les battements de mon coeur, de mon pouls? Il faut que je fasse des choix de vie, mes choix de vie. Que je lâche des prises inutiles. Concrètement, éloigner tout ce qui me parasite, les éléments toxiques, toutes ces choses auxquelles je m’accroche qui me rassurent et ne me mettent pas en danger. Je veux prendre des risques, me bousculer, avec bienveillance.

Donner un autre souffle à mon environnement. Décorer selon moi, c’est être dans l’action en permanence, être attentif et à l’écoute de soi-même, de sa vie. Un dialogue entre soi, se questionner, imaginer, rêver. S’autoriser. Si une organisation ne convient pas, il est inutile de persister. Désorganiser, réorganiser. La déco est une invitation au lâcher prise aussi, à ne pas avoir peur du changement, du chamboulement. Tout est possible en faisant preuve d’imagination, de créativité, aller puiser dans ses ressources et ses émotions et suivre son instinct.

Protection de soi

Un intérieur pensé, équilibré, harmonieux est un puits de ressources. Etre assis dans son fauteuil, regarder sereinement une pièce agréable et organisée me permet de projeter aisément mes pensées, mes réflexions, mes envies et mes rêves. Les images sont claires et nettes dans cette pièce et j’ai confiance en ce que je projette de mon avenir. Quand rien ne vient plomber l’ambiance ou apporter une atmosphère pesante et stressante, je peux prendre le temps d’affiner ma vison sur cette large perspective. J’ai envie de me sentir bien chez moi, et de me sentir bien ailleurs.

© Thierry Cosson

Comment

This post doesn't have any comment. Be the first one!

hide comments
Share
...

This is a unique website which will require a more modern browser to work!

Please upgrade today!