Paradis blanc

Une nuit blanche.

J’avais ressenti un agacement, une petite pointe de contrariété tout à l’heure. L’aube commençait à entacher le ciel sombre de ses lueurs féeriques. À peine avais-je eu le temps de réfléchir au nouveau paragraphe de ma composition que l’obscurité s’était totalement évanouie laissant place à une envahissante lumière blafarde.

Je ne suis pas facile avec le jour.

Je quitte mon fauteuil, mes écrits, les vapeurs de la nuit pour me rendre dans la cuisine. Sur le chemin, j’attrape mon Mac et lance « Light As A Feather » de Norah Jones.

Tout bas.

Dans le tiroir, je mets la main sur ma tasse du matin, dans la bonbonnière je choisis la plus intense des dosettes de café. Il est très mauvais de commencer la journée à jeun avec un café. Je le veux serré, sans rien. Une gorgée plus tard, je rajoute du sucre et le noie de lait de chèvre.

 

Enroulée dans mon plaid, la mixture caféinée à la main, je sors prendre un bol d’air sur le balcon. Je pose la tête contre le mur : « Ne mets pas tes cheveux contre ça, c’est sale… » me dis-je tout en restant immobile. Il y a peu d’agitation à cette heure-ci encore.

Le ciel est couvert, blanc, cotonneux. Une journée idéale pour se concentrer et créer.

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